La fantasy est un genre littéraire qui trouve ses origines dans les légendes (notamment arthuriennes), mythes et autres contes.

Généralement, elle narre les aventures de héros confrontés à des créatures fantastiques (dragons, trolls, licorne, etc.), qui vivent dans des univers peuplés de personnages imaginaires (elfes, gnomes, fées, etc.) et où la magie est omniprésente.

 

Les mondes dans lesquels évoluent les personnages sont, pour la plupart, proches d’un Moyen Age occidental puisqu’on y retrouve des châteaux forts, des magiciens et autres chevaliers.

Le thème récurrent en fantasy est la lutte entre le bien et le mal dans un univers que le lecteur doit admettre d'emblée comme vraisemblable et existant. Souvent, les auteurs parviennent à convaincre les lecteurs de l’authenticité des mondes, en poussant la précision de leurs descriptions jusqu’à créer: cartes et plans des lieux, histoires et mythes des pays, des langues, des arbres généalogiques, une faune et une flore à part entière.

 

Cette abondance de détails explique le fait que la plupart des œuvres de fantasy se déroulent sur plusieurs années et sur plusieurs cycles. L'amateur n'est dès lors plus seulement un lecteur : en entrant dans un univers parallèle, il intègre une très large communauté d'initiés, qui se reconnaissent au sein d'une « culture fantasy ».

 

 Comment différencier la Fantasy de la Science-fiction, du Fantastique ou du Conte ?

La fantasy est souvent associée à la science-fiction mais se différencie de cette dernière dans la mesure où la présence d’éléments surnaturels ne s’explique pas par des faits scientifiques.

 De la même manière la fantasy est dissociée du fantastique par le fait que les individus, les mondes ou les créatures imaginés par l’auteur sont acceptés par le lecteur comme étant naturels et rationnels.

Ou plus simplement : dans le fantastique, le surnaturel fait irruption dans le quotidien, déstabilise le lecteur, alors que pour la fantasy, l’irrationnel est considéré comme normal.

 

Pour le conte, il est plus difficile de faire une distinction entre les deux genres puisque la fantasy s’inspire directement de celui-ci. Mais on notera tout de même que le lecteur s’identifiera beaucoup plus facilement aux personnages de la fantasy que ceux du conte. En effet, les premiers parviennent à nous transmettre leurs émotions, que ce soit en termes de joie ou au contraire de tristesse, ce qui leur donne une certaine humanité et nous permet d’apprécier d’autant plus l’histoire !

 

  •  Heroic fantasy, parfois appelée Sword and sorcery :

A l’origine, on utilisait ce terme pour désigner, globalement, les ouvrages de fantasy.  

Dans ce sous-genre, l’intrigue se focalise sur un ou deux personnages principaux. L’histoire se déroule dans un monde totalement différent du notre, même s’il peut lui être parallèle, et est inspiré du Moyen-âge européen. Le héros n’a, en général, pas de pouvoirs magiques : il doit compter sur sa seule force physique pour se débrouiller et affronter des monstres ou des créatures maléfiques possédant des pouvoirs surnaturels.

Ce sous-genre renoue avec les romans de cape et d’épée et les grands récits médiévaux de bataille en relatant des aventures de guerriers dans un monde imaginaire, magique et souvent violent.

Exemples :

- Conan de R.E. Howard

- Le Cycle d'Elric de Michael Moorcock

- Le Cycle des Epées de Fritz Leiber

- L'assassin Royal de Robin Hobb

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  •  High fantasy :

Les thèmes principaux développés dans ce sous-genre sont : la lutte entre le Bien et le Mal et l’ascension d’un jeune garçon au sein de sa communauté, jusqu’à ce qu’il en devienne le héros. Pour cela, il devra : effectuer une quête initiatique, mener une guerre contre les forces de la magie noire ou restaurer l'ordre du monde.

Contrairement à l’heroic fantasy, le personnage principal peut être accompagné dans sa quête, d’un groupe de personnages pouvant être de races différentes (elfe, nain, hobbit, etc.) et aux compétences multiples (pouvoirs magiques, force physique démesurée, parfaite maitrise des armes, etc.). De plus, en high fantasy l'atmosphère est plus féerique que pour l'heroic fantasy qui se concentre, quant à elle, sur les scènes de combat.

Exemples :

- Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien

- Les Chroniques de Krondor de R.E. Feist

- Belgariade et la Mallorée de David et Leigh Eddings

- Le Cycle de Terremer d’Ursula K. Le Guin

- La Roue du Temps de Robert Jordan

- La Tapisserie de Fionavar de Guy Gavriel Kay

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  • Dark fantasy :

Elle désigne des œuvres très sombres de la fantasy. Dans ce genre, les rôles sont en quelque sorte inversés en comparaison avec la high fantasy ou l’heroic fantasy : ici, le Bien est dépassé par le Mal. La dark fantasy est à la limite du fantastique et de l'horreur : elle met en scène des éléments d'horreur comme les dieux ou les monstres abominables et la découverte de l'étrange se joue sur fond de démence et d'ambiance cauchemardesque. Ce genre joue sur nos peurs, nos phobies, tout ce qui, intérieurement, nous terrifie.

Exemples :

- Ouvrages de H.P. Lovecraft.

- La Tour Sombre de Stephen King

- Zothique de C.A. Smith

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  •  Fantasy burlesque (ou light fantasy) :

Ce type de fantasy peut s’adresser aussi bien aux enfants qu’aux adolescents ou aux adultes puisqu’il est basé sur le burlesque, l’humour et/ou la parodie. Les héros sont souvent des enfants qui vivent des aventures où la magie, plus ou moins maitrisée, est perçue comme distrayante plutôt qu’inquiétante. Les auteurs de light fantasy aiment tourner en dérision les autres sous-genres de la fantasy en les parodiant et notamment l’heroic fantasy et son manichéisme.

Exemples :

- Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett

- Harry Potter de J. K. Rowling

- Les Livres magiques de Xanth de Piers Anthony

- Lyonesse de Jack Vance

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  •  Fantasy urbaine :

Peut ressembler au fantastique puisque des éléments irrationnels font irruption dans le monde réel. Néanmoins, elle s’en éloigne du fait que ce surnaturel est considéré comme ayant toujours existé, mais l’Homme l’avait oublié avec l’apparition de la modernité, le transformant en mythes ou légendes. Le merveilleux a donc vécu en parallèle de notre monde dans des lieux cachés du public (égouts, terriers…). Le héros découvre l’existence de ces créatures en passant la frontière entre les deux mondes.

Exemples :

- Neverwhere de Neil Gaiman

- Cycle autour de Newford City de Charles De Lint

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  • Romantic fantasy

La plupart des auteurs de ce sous-genre sont des femmes et les personnages principaux ne sont plus des hommes mais bien des femmes. Comme les héros, ces héroïnes poursuivent leur quête au jour le jour en tentant de survivre grâce à la magie ou à leur talent de guerrières. Malgré tout, cela ne les empêchent pas d’avoir des aventures sentimentales ou de vivre des tragédies. 

 

Exemples :

- Les dames du lac et La ténébreuse de Marion Zimmer Bradley

- Les hérauts de Valdemar de Mercedes Lackey

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D’autres sous-genres de la Fantasy :

  •  Science fantasy : a mi-chemin entre la Science-fiction et la Fantasy puisque la science et la magie s’y entremêlent.
  •  Animal fantasy : les héros sont des animaux anthropomorphisés. On le retrouve dans les contes de Grimm, d'Andersen ou de Perrault.
  •  Fantasy mythique : proche des mythes et des légendes car on insiste sur le merveilleux.
  •  Fantasy historique ou uchronie : peut reprendre un évènement de l’Histoire en changeant de point de vue ou en modifiant son issue, mais toujours dans un contexte magique.
  •  Fantasy arthurienne : inspirée des légendes d’Arthur.